Photo: moi au rave de ma fête il y a une semaine.
[Ellipse]
Bill : Alors...tu en est 100% sur?
Moi : Oui! Combien de fois faut-il que je le répète?
Bill : C'est incroyable. Mais si en effet c'est la cause de tout ce bordel, il faut les arrêter.
Moi : Les arrêter? Cela veut dire les voir! J'veux être le plus loin possible d'eux.
Bill : Calme toi! Si on le disait simplement aux autorités?
Moi : Tu pense que ça va être aussi simple que CA!??!
Je sens l'adrénaline s'acheminer dans mes veines et je commence à trembler. Comment trouver la preuve de toutes ces visions quand le seul compte rendu de l'histoire, ce sont des flash-back sporadiques qui me viennent en forme de rêves. Qui croirait à ça? On me prendrait pour un fou. Tom a l'asile! Bill a l'asile!
« Ils sont tombés en folie après avoir découvert le meurtre sanglant de leur mère et possiblement leur s½ur », diraont les docteurs et les psychiatres.
Que faire devant cet énigme qui n'a aucune solution? Le seul moyen auquel je pense est aussi le moyen qui mettrait Bill et moi en prison pour conduite incestueuse : tout révéler.
Je dois trembler encore parce que Bill me prends par les épaules et me secoue pour me sortir de ma rêverie et me ramener sur Terre.
Bill : Tu crois que la police est encore à la maison?
Moi : ???
Bill : On pourrait rentrer-...
Moi : NON! Il n'y en a pas question! Je ne vais pas aller fouttre mon nez dans cette maison démantibulée.
Bill : Mais peut-être qu'on pourrait trouver des indices qui nous mènerons a Marcel et Andréas.
Moi : La police c'est fait pour ça non?
Bill : Mais eux ne savent pas pour quoi chercher.
Il a raison. Mais c'est aussi contre la loi de se mettre le nez dans les affaires policières. Mais depuis quand est-ce que je me fous de la loi? Je sors avec mon frère depuis le temps. C'est sûrement une pire offense que de se faire prendre à fouiner dans sa propre maison. Mais peut-être ai-je aussi peur de ce que l'on pourrait trouver. A vrai dire, c'est ma plus grande peur au moment présent. Tout ce sang qu'il y avait dans l'entrée couvrait le tapis quasi entièrement. Une personne est morte c'est sur.
Moi : D'accord!
Le mot est sorti tout seul. Je ne sais même pas si c'est moi qui l'ai dit. Avant même eut avoir le temps de protester, Bill me traîne par la porte de la chambre et dehors de l'hôtel. Il appel un taxi et donne une fausse adresse proche d'où nous habitions. On laisse partir le taxi avant de courir vers notre cour. La nuit a déjà commencer a tomber et le soleil se cache derrière la ligné de pins qui orne encore la clôture en acier qui contourne notre propriété. On s'avance jusqu'où le coin de la clôture laisse voir le terrain avant de la maison. Une dizaine de voitures de police s'y trouve. Quelques uns des policiers on des chiens, d'autres les kits d'analyse. C'est une investigation pleine. Un ruban jaune barre la grille d'entrée a notre manoir mais de toute façon, ça serai idiot d'essayer d'entrer par la porte avant qui se trouve a cinq mettre des voitures.
Moi : Tu crois que le trou est encore la?
Bill : Ca fait trois ans qu'on ne l'a pas employé. Et tu t'en souviens?
Moi : Rien de mal en vérifiant. Et oui, demande pas comment. Je ne le sais pas.
Bill : Ok!
Nous retraçons nos pas vers l'arrière, juste avant d'entrer sur la propriété du voisin. En longeant la clôture arrière, mon chandail se prends dans un des pics et déchire.
Moi : Merde!
Bill : Tchute!
Arrivés au beau milieu de la division entre la foret et notre terrain, Bill se penche et relève la branche du framboisier en évitant de se percer la peau. Je me mets à quatre pattes et enlève l'accumulation de terre qui s'est formé au cours des années. Peu a peu, j'arrive à voir l'entrée que Bill et moi avions fait pour sortir du terrain durant la nuit quand nous étions plus jeunes. C'est plus petit que je me souviens, mais alors on a grandit aussi. Vu ma maigreur, je passe encore avec un pouce de chaque côté. Bill passe encore plus facilement. Il s'époussette légèrement et me suit vers la porte arrière.
J'étire mon cou pour voir par la fenêtre en vérifiant pour les lumières des lampes de poches. Clair! J'empoigne la poignée de la porte et tourne lentement. Un cri d'enfer s'échappe de la jointure rouillée. Merde. Je finit de la tourner d'un coup et laisse la porte grincer en ouvrant. Il n'y a pas encore eu quelqu'un dans la salle d'entrée arrière Il fait très sombre et je force mes yeux pour voir devant moi.
Bill (chuchotant) : Si je ne me trompe pas, il y a des lampes de poches dans le garde-robe a notre droite.
Moi (chuchotant) : Droite?
Je tourne et me cogne contre la porte une garde-robe. Je retiens le 'ouche' et cherche a tâtons la poignée. Elle s'ouvre presque toute seule et j'y entre. Trouver une lampe de poche dans une garde-robe sombre, sans lampe de poche, c'est une aventure. Finalement, j'en trouve deux et en passe une à Bill. Je la pointe au sol et l'allume au cas ou il y aurait un policier dans la salle d'a côté qui pourrait voir le reflet. Tout de suite en regardant le sol, je ne vois qu'un fin voile de poussière qui s'est posé sur les traces de sang séché. Des traces qui doivent originer de l'entré avant jusque...
Bill : Le sous-sol?
J'avale ma salive en me rappelant des événements qui ont pris place dans cet endroit. J'hoche la tête et suis Bill qui descend déjà les marches de marbres. Aucun son ne se produit de nos pieds, ni de nos bouches. Je retiens mon souffle et il me semble que Bill aussi. Arrivés au bas des marches, Bill se retourne pour voir si je le suis encore. J'agite ma main pour signaler d'avancer et il trébuche sur quelque chose.
Moi : Ca va?
Bill : Oui. Sur quoi je me suis enfargé?
J'alumine l'objet par terre. Un tas brun, poilus et décomposé. Kasimir. L'odeur me monte au nez maintenant et la putréfaction s'imbibe dans mon cerveau.
Bill : Kasimir!?
Bill hoquette et se pousse vers arrière pour s'éloigner du cadavre de notre chat. Je contourne Kasimir et le rejoint.
Moi : On ne peut pas arrêter Bill, continue a avancer.
Bill : Oui.
Il continue vers le côté Est du sous-sol, la ou Marcel avait sa chambre quand il travaillait plusieurs jours en ligne au lieu d'aller chez lui. Je tâte pour la lampe de chevet et tente de l'allumer. Que dalle. Il n'y a plus de courrant. Nous n'avions jamais eu le droit de descendre ici. Maman donnait la paix à Marcel. Avec le peut de lumière produit par nos lampes de poches nous aluminons les murs. Rien. Par terre. Rien. Le bureau est brisé. Le lit est sans draps. Mais sous une des pattes du lit, un peu caché par le poteau en bronze, il y a un bout de papier. Je tends le bras et l'empoigne. Dans sa hâte de partir, Marcel a négligé ceci.
Je le retourne dans mes mains pour trouver que c'est une lettre pliée autour de quelque chose. Je déplie le tout et y trouve une carte de crédit. La lettre lit simplement : pour tes besoins, fiston.
Je prends la carte de crédit et observe la photo de Marcel, puis mes yeux traînent au delà de la photo vers les informations.
No. de Permis : *** 678 620 996
Résidences : Hagen, Allemagne
Nom : Marcel Lehburg Keller
KELLER? C'est le nom de famille d' Andréas Je ne connaissais Marcel que sous le nom Lehburg. Fiston? Andréas et Marcel. Sans le vouloir, en me retournant, je frappe Bill qui observait des photos qu'il a trouvé dans un tiroir. Il a l'air horrifier, et mon visage miroir le sien. La photo qu'il observe est une de Marcel qui tient un jeune Andréas sur ses épaules. A l'endos, Bill me montre la signature.
« Andréas et papa. 1995 »
Bill : Tu n'es jamais allé chez Andréas?
Moi : Non. Toi?
Bill : Non plus. Au fait, chaque fois où je devais y aller, il y avait un incident qui l'empêchait d'avoir des visiteurs.
Moi : Il m'a dit que son père étais décédé dans un accident.
Il hoche la tête Il continue de fouiller dans le tiroir a photos et trouve une lettre dans son enveloppe. En la dépliant une photo en tombe. Je l'empoigne et l'observe. C'est Bill et moi, côte a côte, mi-enlacés en train de partager un léger baiser. Elle a été prise presque un mois avant mon « accident ».
La lettre est courte et au point.
Papa,
Je t'ai déjà avoué mon homosexualité, et j'ai été content de savoir que tu m'acceptais encore. Mais il y a un problème. Un grave problème. Je suis tombé amoureux. Et tu connais mon coup de c½ur que très bien. Mais, là n'est pas le plus grave. Il est à gauche. Je m'excuse. Et je suis dégoûté. Aide moi?
Andréas
A gauche. Sur la photo, c'est moi qui se trouve vers la gauche. Alors, tout ça, c'étais parce Andréas m'aimait? Qu'avait-il à aller après Tom?

